29.4.13

Dessiner d'après l'antique ... Rome [vers 1576].

Album de dessins exécutés d'après la bosse, par Pierre Jacques (1520 - 1596). Sarcophages, éléments architecturaux, fragments statuaires, rondes-bosses sont relevés avec soin et composent un univers de formes ...  un Corpus Sculpturae Antiquiores

5.5.10

Paris 1890 : Vente Piot à l'Hôtel Drouot

...

Eugène Piot, archéologue, esthète collectionneur d'antiques et fondateur de la revue Cabinet de l'amateur, décède quelques mois avant la dispersion d'une partie de sa collection.


Cette vente d'antiquités de la collection Eugène Piot se déroule sur quatre jours, salle 8, au premier étage du fameux "Hôtel des commissaires-priseurs" ; Paris est alors le centre du marché des antiques. 

Ancien Hôtel des Ventes, Paris, 9 rue Drouot.

 Eugène Piot

L'auteur de la préface du catalogue est Wilhem Froehner, ancien conservateur du Louvre devenu "L'historiographe breveté des ventes d'antiques", pour reprendre la formule du célèbre chroniqueur Paul Eudel. Et voici ce qu'il écrit :
"M. Piot, qui n'aimait pas le Moyen Age, et qui appelait le goût des choses de la Renaissance un goût exquis, mais de second ordre, était un admirateur de l'art antique. Le génie grec l'avait effleuré d'un coup d'aile. C'est chez lui, rue Saint Fiacre, et plus tard dans sa retraite de la rue de Courcelles, que j'ai passé quelques-unes des heures les mieux employées de ma vie. Lorsqu'il se sentait disposé à parler de ses projets, ou à traiter une question qu'il avait étudiée particulièrement, on était sous le charme de sa voix modulée et lente. Je n'oublierai jamais ces après-midi de jeudi, où il recevait ses amis dans son petit salon, devant ses vitrines pleines de chefs-d'œuvre et ses armoires mystérieuses. On restait jusqu'à l'heure du thé, sans prendre garde au froid, car la cheminée ne tirait pas. Que de profondeur de vues ! que de sentiment du beau ! et quelle facilité d'ouvrir à la science et au goût des champs de culture inexplorés ! 
[...] Et sa collection ? J'en ai fait le catalogue sur le désir exprimé par M. Piot à notre ami M. Bonnaffé. Cette collection a un caractère spécial. Elle ne forme pas d'ensemble, n'a pas de séries cultivées de préférence à d'autres. Elle est l'œuvre d'un homme de goût et d'un curieux qui a visité tous les pays où des antiquités se trouvent, et qui a recueilli ce qui l'attirait ou l'intéressait. Le médiocre est exclu. Chaque objet se distingue par une qualité, et souvent par de grandes qualités. Ici, c'est la beauté qui domine ; là, c'est la passion de l'art archaïque qui perce, ou c'est le procédé de fabrication qui donne au moindre fragment son prix et son importance. Pour M. Piot, une collection était à la fois une source de jouissance et un enseignement. Il s'y formait l'œil, et son goût s'y rafraichissait par l'aspect journalier de quelques morceaux de choix, représentant tout un chapitre de l'histoire de l'art. C'est, du reste, le meilleur moyen de s'entretenir dans le culte du beau et de se compléter dans la connaissance des questions pratiques. Si la pièce capitale de son musée, la jambe de bronze, achetée à Naples en 1859 et vendue aux Anglais il y a trois ans, était encore ici, à côté du buste de Michel-Ange, on verrait que M. Piot n'avait pas besoin de sortir de chez lui pour placer ses admirations."
(W. Froehner, Préface du catalogue de la vente Piot, 27 - 30 mai 1890)

8.4.10

L' Echo de Paris, le 20 janvier 1903

La vente capitale de la journée d'hier était dans la salle 8 où Me Maurice Delestre, avec son habituelle aménité dispersait une collection d'antiquités grecques, romaines, égyptiennes [...] Aussi les artistes, sculpteurs et peintres étaient-ils venus nombreux et chacun d'eux est sorti les poches bien lestées [...] je note aux côtés des sculpteurs, la présence de M. Rodin [...]. Il y achetait des tanagras et il ravit au sculpteur Saint Marceau une très belle coupe.

B. Garnier, L'écho de Paris, 20/01/1903.

6.4.10

Carnet de dessins de Jacques-Louis David (d'après la bosse)

En 1775, J.-L. David obtient le prix de Rome : accompagné de son maître Joseph-Marie Vien qui venait d’être nommé à la direction de l’école romaine, il part pour un séjour de 6 ans en Italie. Il suivit les instructions de Vien qui, durant la première année passée à Rome, le poussait à ne dessiner que d’après l’antique : il étudia attentivement les Antiques, multipliant les relevés d’architecture, les croquis de statues et de bas-reliefs des plus grandes collections italiennes, celle de la Villa Colonna, de la Villa Albani, du Palais Farnèse, de la Villa Médicis, du Palais Giustiniani ou encore de la Villa Borghèse. Après cette longue période de formation, il séjourna encore régulièrement à Rome, considérant qu’une œuvre exécutée d’après l’antique ne pouvait être bien inspirée que dans la ville éternelle. 


Dessin d'après une tête d'Hadrien en relief

Dessin d'après une tête d'Hermès de la Villa Médicis

Dessin d'après une statue d'Aphrodite accroupie

Dessin d'après deux statues de femmes drapées

Dessin d'une tête de dieu barbu vue de profil ; encre et lavis d'une figure assise du Vatican
 
Encre et lavis d'après une statue de femme drapée vue de dos au Palais Farnèse

Encre et lavis d'après la bosse (figure féminine drapée vue de profil)

Dessin d'après le Torse du Belvédère vu de dos


Photos (c) musée du Louvre.

3.4.10

Collecte de gestes : restauration d'un papyrus (GESTE V)

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19.3.10

La Rome antique en Algérie

20.1.10

Vitrines

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Ecrins de lumière, cabinets des merveilles où sont rassemblés les memorabilia ou mirabilia (choses, éléments mémorables), les artificialia (artefacts, objets des arts de la mémoire).


 
Collection archéologique d'Henri et Georges Aubry

Collection particulière

Collection Auguste Rodin, Anonyme, salle 14 de l'Hôtel Biron
(Crédit photo Collection Sirot-Angel).


Musée égyptien de Turin
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1.12.09

" [...] Il y avait des pierres qui dormaient ..."


" Il y avait là le Louvre, avec toutes ces claires choses de l'antiquité qui faisaient penser à des ciels du Sud et à la proximité de la mer, de lourds objets de pierre qui, venus de cultures immémoriales, dureraient encore en de lointains temps à venir. Il y avait des pierres qui dormaient, et l'on sentait qu'elles s'éveilleraient à quelque jugement dernier, des pierres qui n'avaient rien de mortel, et d'autres qui portaient un mouvement, un geste, demeurés frais comme si l'on ne devait les conserver ici que pour les donner un jour à un enfant quelconque qui passerait. Et cette vie n'était pas seulement dans les oeuvres célèbres et visibles de loin; les petites choses négligées, anonymes, superflues, n'étaient pas moins pleines de cette profonde et intime animation, de la riche et surprenante inquiétude de ce qui vit."


Rainer Maria RILKE, Prose - Auguste Rodin, éd. du Seuil ( trad. franç.,1966) .