22.5.10

Tanagras, les "Parisiennes de l'antiquité"

C'est durant l'exposition universelle de 1878 que furent exposées de nombreuses figurines de terre cuite trouvées dans la nécropole de Tanagra, quelques années plus tôt. L'engouement qu'elles suscitèrent alors n'eut d'égal que la désaffection dans laquelle elles tombèrent à partir des années 1950.

L'importante exposition qui s'est tenue au musée du Louvre à Paris et au musée des Beaux-arts de Montréal en 2003-2004, comme celle qui se tient actuellement à Valence, en Espagne, traduisent le regain d'intérêt pour ces "Parisiennes de l'antiquité" que Léon Heuzey qualifiait, à la fin du XIXe siècle, de "fragiles merveilles".

Tanagras exposées à la Fondation Bancaja de Valence (jusqu'au 7 juillet 2010)  source


Ce matériel archéologique permet également de faire une "archéologie du disparu", en traitant  la question de la couleur dans la statuaire grecque.

Statuette polychrome découverte à Potidée

8.4.10

L' Echo de Paris, le 20 janvier 1903

La vente capitale de la journée d'hier était dans la salle 8 où Me Maurice Delestre, avec son habituelle aménité dispersait une collection d'antiquités grecques, romaines, égyptiennes [...] Aussi les artistes, sculpteurs et peintres étaient-ils venus nombreux et chacun d'eux est sorti les poches bien lestées [...] je note aux côtés des sculpteurs, la présence de M. Rodin [...]. Il y achetait des tanagras et il ravit au sculpteur Saint Marceau une très belle coupe.

B. Garnier, L'écho de Paris, 20/01/1903.